Stop au démantèlement sauvage du métier de médecin !

L’accord récent entre la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et les syndicats de pharmaciens permet la rémunération de la réalisation d’un test de diagnostic d’angine bactérienne dans les pharmacies, pour améliorer la pertinence de l’utilisation des antibiotiques pour l’angine.

Au-delà de ce nouvel exemple d’actes déjà réalisés par le médecin se pose la question de l’évolution des métiers de la santé et particulièrement celui du médecin. L’exercice du médecin a beaucoup évolué et continuera à se transformer dans les années à venir. Mais ces évolutions doivent être d’abord pensées et organisées par les médecins avec les autres professionnels de santé afin de garantir au patient qualité des soins et transmission des informations.

La délégation de tâches s’organise entre les médecins et les autres professionnels concernés et non sans eux. Elle ne peut être décidée par des députés au cours d’une discussion de loi, ou unilatéralement au hasard d’un des multiples plans ministériels. On ne peut pas continuer à le découvrir dans la presse. Cela n’est plus tolérable.

Après la vaccination, le TROD, la cystite, la lombalgie, l’entorse, le médecin n’aura plus que des consultations longues, complexes et à haute valeur d’expertise ; elles ne peuvent rester au tarif actuel devenu obsolète et imposent d’ouvrir le chantier de la hiérarchie des tarifs de consultations.

Devant ces décisions unilatérales, la CSMF demande à la CNAM d’engager sans délai une négociation afin de valoriser les consultations complexes et lourdes qui constituent de plus en plus l’essentiel du travail médical.

Dr Jean-Paul Ortiz - Président
06 07 86 08 83
jp.ortiz@csmf.org

Jeudi, 19 septembre, 2019