Vers la fin du remplacement ? Un non-sens pour la CSMF qui se joint aux protestations des internes

Dans le cadre de la mise en place de la réforme du troisième cycle des études médicales débutée il y a deux ans, certains acteurs chargés de la formation des internes souhaitent que les licences de remplacement ne soient délivrées par l’Ordre des Médecins qu’en fin de phase d’approfondissement, soit 18 mois après le délai actuel pour certaines spécialités. Cette mesure soulève de vives protestations de la part des internes et l’opposition ferme des médecins installés et de la CSMF.

La CSMF soutient l’ISNI et les autres organisations d’internes dans leur opposition contre cette mesure car le remplacement est un rouage essentiel à plusieurs titres pour les médecins libéraux :

  • Il permet aux internes de découvrir l’exercice libéral qui reste encore trop souvent ignoré dans les études de médecine, en particulier pour les futurs médecins spécialistes. C’est une expérience importante pour les internes qui peut encourager leur future installation en libéral ;
  • Il est essentiel pour assurer une continuité de l’accès aux soins par la population. Les médecins libéraux installés ont absolument besoin d’avoir recours à des remplaçants pour maintenir l’activité de leurs cabinets, en cas d’arrêt maladie ou de congés, et donc de permettre à leurs patients d’accéder à un médecin tout au long de l’année.

A l’heure où la problématique de l’accès aux soins sur tous les territoires est plus que jamais une question majeure dans un contexte de démographie médicale extrêmement tendu, la CSMF ne comprend pas cette modification des règles actuelles qui risque de rendre la situation encore plus difficile.

Elle se joint à l’ISNI et à ses partenaires et demande le maintien du remplacement tel qu’il est possible actuellement.

Dr Jean-Paul Ortiz - Président
06 07 86 08 83
jp.ortiz@csmf.org

Mercredi, 2 octobre, 2019